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benoitsuper en Slovénie: 2005 et 2006 !

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"mac fly dort toujours, journées deux et trois"

Je laisse la parole a Gouve, qui raconte merveilleusement bien son périple pour rejoindre Novo Mesto:

De: GOUVE

Date: Jeudi 14 Avril 2005 12:52

 

" Camarade,

Dans un cadre très agréable, je me trouve en ce moment même chez " l’ambassadeur de Slovénie", en ses appartements de novo Mesto.  Je vais vous compter nos deux  journées précédentes en espérant que ma concentration ne sera pas altérée (...). Il faut espérer aussi que Clara M...... ne me tentera pas trop car elle est fort dénudée sur le mur de droite.

 

On vous avait quittés sur la proposition puérile suivante : « demain nous nous levons tôt pour visiter un musée sur le communisme en tchécoslovaquie. »

 

C’est chose faite et croyez nous, ce fut révoltant d’y mettre les pieds !

10h30, le pseudo musée dit du COMMUNISME n’était en fait qu’un écran de impérialisme américain destiné à conscientiser les sceptiques que cette idéologie est l’une des plus grandes obscénités de l’histoire de la pensée humaine. Il fut glissé dans les commentaires quelques phrases assassines « Les historiens, estiment que Marx est responsable d’une centaine de millions de morts » ou « les magasins étaient toujours vides ». Mais admettons que c’est en parti vrai et indépendamment de Marx, a-t-on totalisé le nombre de victimes du capitalisme SAUVAGE AMERICAIN et de l’impérialisme occidental ?

Ce musée, à la pseudo objectivité était niché à côté d’un fast-food dont les serveuses ne cessaient de s’agiter dans tous les sens. Leur responsable alimentaire visionnant un écran de contrôle en permanence et pressant ces demoiselles d’accélérer la cadence afin de servir le plus grand nombre de clients. Bien entendu vous aurez deviné de quelle chaîne de distribution alimentaire, il s’agit… Le pompon final c’est lorsque Mac Fly et moi constations que le musée était également adossé à un casino ! Il n’y a pas de doute quant aux réelles intentions du responsable du musée, ce dernier symbolise bien le triomphe du CAPITALISME. A cela s'ajoutaient divers articles de marchandising, le buste de Lénine ou de Tito sur lesquelles le crâne était surplombé d’une mèche,  vendu pour la modique somme de 45 couronnes tchèques soit 10 francs français. Mais où allons nous ? Que faisons nous ? J’ignore de le savoir mais il me semble tout de même que c’est loin d’être le trou du c.. de la fée.

 

Dès la sortie du musée, nous nous empressâmes de trouver un lieu pour remplir nos gosiers. Chaque fois nous échouâmes dans un K.F.C. (chaîne de distribution alimentaire tchécoslovaque) l’équivalent de M.. D....., et chaque fois notre raison l’emporta et nous marchâmes de nouveau afin de trouver de quoi se mettre sous la dent. La rue principale et historique était bondée de marchands de boissons américaines. Il était pratiquement impossible  de dire non lorsqu’on voit les innombrables affiches  qui ornent les trottoirs et les devantures de boutiques. Et pourtant sans alcool dans le sang, nous repoussâmes en permanence les tentatives de déstabilisation de la société ultra libérale. C’est dans un restaurant assez local que nous reprîmes des forces avec des plats typiquement tchécoslovaques dont j’ai malheureusement oublié les noms.

 

Les princes de Bohême devaient jouir perpétuellement car le château qui surplombe la ville de Prague est majestueux. Il incarne la mainmise des Habsbourgs  sur cette contrée de l’est et chaque mur chaque fenêtre symbolise la puissance acquise de par l’Europe à travers les guerres et les arrangements familiaux. C’est sûrement le palais royal de Ruan Carlos qui se rapproche le plus de cette architecture bohémienne. 

 

 15h00 lorsqu’on se trouve dans les jardins du château, on peut voir la cité pragoise dans toute sa splendeur; les toits des maisons virevoltent de part et d’autres et au loin on voit les quartiers populaires se dessiner et quelques usines qui les accompagnent, c’est un cortège architectural dont les parisiens connaissent bien l’ampleur puisque lorsqu’on est en haut de la butte Montmartre, on peut voir plus ou moins le même éclat visuel.  A la différence qu’il faudrait abattre la Défense et quelques tours, pour Paris.

Après avoir perdu Mac Fly, nous avons tout de même fini par nous retrouver… et tout naturellement on s’enlassa comme jadis en Espagne sur les routes Andalouses. Je du mettre mon veto pour la (...) car ce bougre de Mac Fly ne m’avait point tourné du bon côté, en effet, je voyais le palais des Habsbourgs et non la ville de Prague. Pensiez vous vraiment que j’aurais (...)  en regardant des pans de murs aussi beaux soient-ils ?  

17h30 C’est en tram des années 1930 que nous abordâmes la descente de la butte de Prague, tout en fraudant bien entendu l’achat éventuel d’un ticket… La longue chevauchée nous fit échouer à la gare de Prague où nous étions censées prendre un billet le moins cher possible pour  Zagreb, ce fut chose faite avec un prix record depuis le début du périple puisque le stakhanoviste nous demanda la bagatelle de 64 euros pour 800 km; ce qui restait raisonnable vu que nous ne disposions pas de réduction.

On rentra aussitôt à l’auberge de jeunesse où nous étions censés être partis depuis 10 heures du matin. Mais Gouvinou d’amour avait précautionneusement retenu le code secret de la porte d’entrée et nous nous servîmes une dernière fois des installations cuisine pour nous préparer un bon plat de patte avec une sauce tomate au goût gerbant.

Finalement, après avoir dit au revoir au réceptionniste qui n’en revint pas de voir nos geules et nos sacs à dos quitter pour la ènième fois l’auberge,

Nous prîmes la route sinueuse vers la gare.

 

22h30, Stupéfaction, nos billets n’étaient plus bon et nous ne pouvions plus aller à Zagreb, on nous proposait l’Autriche et Vienne… Aussitôt dit aussitôt fait, nous nous embarquâmes dans un compartiment avec au préalable eu l’intention de nous taper l’incruste dans le wagon couchette mais nous fûmes virés avec perte et fracas puisqu’il fallait payer un surplus de trente euros pour disposer des couchettes. Vous vous doutez bien que nous fîmes un gros f...... finger à notre hôte… et on alla fièrement et avec désinvolture s’asseoir en compartiment PLACE ASSISE. A trois heures du matin, le réveil fut d’une violence inouïe puisqu’il nous fallut changer de train pour une autre correspondance précisément à PROROVEC.

Ne sachant foutrement pas parler tchèque il nous restait quelques bribes de phrases en anglais que nous avions retenues du cours de sixième.

C’est un orthodoxe à la longue barbichette qui nous renseigna pour le train à prendre  jusqu’à Vienne.

Il était donc 4h du matin et Mac Fly s’endormit aux côtés de quelques S.D.F de Bohême sur un banc, à l’intérieur de la gare de PROROVEC.

 

7hOO à moitié endormi à moitié motivé nous attendîmes une heure pour embarquer pour Maribor, ville de Slovénie dont on ne connaissait foutrement rien. Notre seul et unique repas depuis celui pris au sein de l’auberge de jeunesse à Prague fut en tout et pour tout un morceau de gâteau acheté par Mac Fly qui avait l’aspect d’un loukoum, je manqua de gerber instantanément dès son absorption.

Le train pour Maribor arriva, nous ne tardâmes pas à nous vautrer dans les sièges confortables de ce train autrichien. Quelques heures passèrent et c’est vers 15h00 que la population slovène eut l’immense plaisir de nous accueillir en son sein. L’espace Schengen est désormais bien appliqué car nous fûmes réveillés une bonne dizaine de fois pour que l’on vérifie nos passeports…

 

On tenta vainement de faire du stop mais sans succès; le slovène est farouche lorsqu’il voit des étrangers, la preuve en fut vite faite car la majorité des gens viraient très larges au virage du feu rouge afin de ne pas être collé à nous et pour pouvoir repartir au plus vite. Il est vrai qu’avec un Mac Fly d’anthologie, vous connaissez sa motivation exceptionnelle pour faire du stop, nous n’avions pas beaucoup de chance de succès…

16h00 on prit le train pour Novo Mesto afin de rejoindre  un acolyte de comptoir dénommé Ben. Il travaille dans cette ville depuis quelques mois (...).

Le paysage slovène est fabuleux, de grandes prairies non cultivées avec des petits isbas qui parsèment les collines. Ce fut très agréable pour Mac Fly et moi-même de jouir de ces vues, surtout que depuis 17h00 nous avions enfin renoué avec l’ivresse. En effet, trois correspondances à chaque fois pour rallier Novo Mesto donc ce fut trois (...) consécutives où nous prîmes un malin plaisir à philosopher sur je ne sais quoi, Miller, Kerouac, la vie, le vagin, le romantisme, nos femmes, le Burkina.

A 21h00, nous descendîmes du train et ce fut avec joie et fatigue que nous fûmes accueillis par un Ben virevoltant et ravi.

Il s’en suivit quelques bière et quelques peuks de firmes capitalistes.

 

GOUVE "


 

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D
Parce que Clara est revenue !
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